Le S du Lac est une double courbe droite gauche assez délicate à négocier efficacement : en effet la vitesse d’entrée y est élevée puisqu’elle fait suite à la ligne droite des stands.
En conséquence ce virage implique un freinage violent avec rétrogradage si nécessaire (en général 4-3).
• Le point de braquage se situe à environ deux mètres après la passerelle des commissaires bien visible.
• Une fois le virage amorcé, il faut viser le point de corde du droit qui se referme et ré-accelerer très tôt car un lever de pied (surtout en 911) vous conduirait inévitablement dans l’herbe et le mur n’est pas si loin! Donc attention à la maîtrise de l’accélérateur.
• Une fois le point de corde tangenté, il ne faut pas se laisser déporter vers l’extérieur de la piste de façon à préparer la sortie du gauche qui suit et qui conditionne la vitesse dans la ligne droite vers la ferme. En résumé, il faut " sacrifier " le droit au profit du gauche pour sortir le plus vite possible.
• Une fois tangenté la corde du gauche, en pleine accélération, débraquer progressivement pour lécher le vibreur droit le plus loin possible.
• Si tout s’est bien passé, vous pourrez passer la 5 avant la Ferme mais ceci est une autre histoire ! Pour l’instant restez concentrés.
La ligne droite qui fait suite au S du lac est rapide (on y passe la cinq un court instant), elle commande l’entrée dans le gauche de la ferme.
• Ce virage est une courbe à grand rayon que l’on aborde après un freinage violent qui permet de " tomber " la quatre ou la trois. Le point de braquage intervient assez tard après le panneau 50.
• Il faut coller à la corde gauche en pleine accélération sous peine de survirage immédiat.
• En effet, la vitesse de passage est élevée et la notion de transfert de charge prend ici toute sa valeur.
Après le point de corde, détendre la trajectoire sans franchir la ligne médiane, ce qui permet un freinage très court en position roues droites avant de plonger dans le premier droit de Caupenne.
• Des le premier point de corde tangenté, se laisser glisser vers le vibreur extérieur et y rester sur toute sa longueur.
• Au bout de celui-ci, un léger freinage va précéder l’entrée dans le droit de Caupenne.
Il s’agit là certainement de la portion la plus technique qui nécessite des talents d’équilibriste : l’auto en appui gauche va se déporter vers l’extérieur en accélération.
• L'angle de braquage au volant doit rester constant presque jusqu’au point de corde de l’épingle.
• Le freinage intervient après la corde toujours en appui.
Il faut laisser 'monter' l’auto vers l’extérieur, tomber un rapport et braquer après avoir dépassé le milieu de la piste pour aller toucher la corde très loin car il s’agit d’une épingle.
• Ce virage implique donc une trajectoire spécifique pas du tout naturelle qu’il faut beaucoup travailler si l’on veut être efficace.
On peut perdre énormément de temps dans cette portion si elle est mal négociée.
A la sortie de cette épingle l’auto doit se trouver au milieu de la piste pour préparer le gauche qui suit.
• Ceci est la trajectoire la plus classique. Il en existe une autre qui implique d’aborder très tôt la corde du dernier gauche pour 'enrouler' et faire pivoter l’auto sur le transfert de masses ; mais laissons celle-ci a des pilotes expérimentés !
Le dernier gauche avant la ligne droite sera de préférence abordé depuis la ligne médiane après un léger freinage et enroulé en touchant la corde assez tard, en soignant au mieux la ré-accéleration puisque d’elle dépendra en grande partie la vitesse en bout de ligne droite.
05 06 07 | Courbe de l'aviation, ligne droite de l'aérodrome et épingle de l'école
Il s'agit là d'une portion exceptionnellement longue sur un circuit (1 km) qui permet, si la sortie de Caupenne a été bien négociée, d'atteindre une vitesse très élevée avant le freinage de l'épingle de l'Ecole.
• En bout de ligne droite, calé sur le côté gauche de la piste, il faut parfaitement connaître ses repères de freinage (panneaux aux 200, 100, et 50 mètres) et attaquer les freins très franchement car la décélération doit être intense (attention aux blocages de roues sans ABS et aux écarts de trajectoire qui pourraient s'en suivre). Petite consolation cependant, en cas de bug des freins ou d'optimisme exagéré, il est prévu un court échappatoire avec au bout un grand portail ! Préférez tirer droit que de passer en catastrophe en nous gratifiant de figures qui n'ont absolument rien d'artistiques ...
• D'une manière générale, attaquer les freins un peu avant le panneau 100 mètres, descendre les rapports jusqu'en deuxième, les deux mains sur le volant pour corriger au plus vite toute velléité de décrochage.
• Le point de braquage se situe très loin et l'auto doit être amenée en douceur jusqu'au point de corde assez tardif, car c'est une épingle.
• La ré-accélération sera dosée car la sortie ici est interdite. L'auto sera maintenue en accélération après le point de sortie et la trois sera passé en appui avant le petit bout de ligne droite qui précède la courbe Roger Dubos.
Un freinage appuyé avec rétrogradage en deuxième permet de préparer ce gauche serré qui s'aborde assez tard,mais qui permet une ré-accélération précoce en raison de l'inclinaison de la piste. La troisième sera repassée avant d'aborder la courbe Henri Oreiller.
C'est un virage à grand rayon, très difficile à négocier proprement. Le point de corde sera tangenté assez loin (rentrer trop tôt ne permettrait pas détendre la trajectoire en sortie et pénaliserait de ce fait la vitesse).
• Une fois le point de corde atteint il faut accélérer fort et ouvrir la trajectoire en visant le vibreur externe très loin (au bout du mur de pneus). ATTENTION ! Ici toute sortie de piste est extrêmement dangereuse du fait de la proximité des murs.
• Toujours en accélération, ramener la voiture sur le coté gauche de la piste (sous la passerelle Dunlop) afin de se positionner pour le freinage de la double courbe Claude Storez.
Le dernier virage de Nogaro baptisé double courbe Claude Storez doit être particulièrement travaillé dans sa deuxième portion car la vitesse de sortie est primordiale ici.
• Le freinage, bien calé le long du bord gauche de la piste est très tardif et puissant.
• La première corde à droite sera tangentée ou non car les deux techniques sont possibles.
• Il faudra de toutes façons laisser "monter" l'auto vers le mur extérieur (inscription Motul) de manière à se positionner pour la ré-accélération qui doit intervenir très tôt en suivant une ligne droite imaginaire passant par le deuxième point de corde ... et le point de sortie.
• Notez qu'ici le dosage de l'accélérateur est capital car tout survirage intempestif peut vous conduire dans le mur très proche.